Les vampires : du mythe au rite

Le vampire est connu comme étant l’une des plus effroyables créatures de la nuit. Des tonnes de légendes circulent sur son compte avec comme porte étendard le plus célèbre, le comte Dracula. Sur son nom de nombreuses histoires ont été évoquées, du séducteur de ses victimes à une féroce bête nocturne dévastant tout sur son passage. Aujourd’hui, nous en savons un peu plus sur Dracula dit Vlad Tepes l’empaleur. A ce propos, il n’existe aucune trace dans le folklore roumain du vampire Dracula car Bram Stoker, l’auteur du livre « Dracula », a tout bonnement utilisé la réputation du prince guerrier Vlad aux méthodes expéditives et cruelles pour en faire un héros horrifique.

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Pour la petite histoire Dracula était aimé par son peuple, ses méthodes d’assassinat par empalement, démembrement et autres horreurs servaient d’exemple pour calmer les ardeurs des bandits de la région. Il valait mieux respecter ses lois…

Mais pourtant Bram Stoker n’a pas inventé le vampire, il existe dans le folklore européen et en particulier slave depuis des centaines d’années. Nous ne connaissons pas son origine cependant, il existait une maladie mentale dite vampirisme clinique qui consistait à ingérer du sang humain qu’il vienne d’autrui ou de la personne malade… Dans certains traités plus ou moins médicaux datant du 17ème siècle, il existe l’évocation d' »automastication » qui consistait à manger sa propre peau et ses vêtements… Les traités évoquent également que les vampires se nourrissaient aussi d’excrément humain.

Nous sommes bien évidemment sans aucune possibilité d’attester que les vampires existent, cependant ce mythe est quasi universel et la peur générée par cette sombre créature était à une époque lointaine prise très au sérieux.

C’est ainsi que l’archéologue Petar Balabanov a découvert à proximité de la ville de Debelt en Bulgarie en 2002 6 squelettes qui présentaient les mêmes étrangetés…

En 2012, toujours en Bulgarie deux squelettes datant de près de 800 ans ont été découverts dans la ville de Sozopol. Cette découverte très surprenante a véritablement prouvée que cette superstition avait des répercussions incroyables. Il n’existe pas de preuve que ces deux squelettes soient réellement des vampires, cependant, un rite typique a été effectué sur eux.

A cette époque dès qu’une suspicion de vampirisme était évoquée, le tombeau du défunt était ouvert et le cadavre était planté d’une tige de fer à travers la poitrine. Cet acte de profanation visait à « épingler » le corps à son tombeau et ainsi l’empêcher de revenir (L’histoire du pieu dans le coeur doit découler de cette histoire). A cette époque, dès qu’une personne survivait à une épidémie mortelle, elle était alors soupçonnée… Ne parlons pas des meurtriers… Ce folklore tout à fait étonnant viendrait des guerres et des fosses communes.

Avec le nombre de morts sur les champs de bataille, il était difficile d’établir l’identité des victimes de la guerre, celles-ci étaient donc pour le plus souvent enterrées dans une fosse commune. Pour ajouter des corps à cette fosse, il fallait remuer la terre et par ce fait découvrir des cadavres qui montraient une pousse des ongles et des cheveux ainsi que du sang sortant de la bouche. Les gens croyaient à cette époque que le corps avait manifestement eu un repas récent. Nous apprîmes plus tard qu’il s’agissait d’un processus naturel de la décomposition du corps humain.

Nous pouvons également constater que ce rite n’était pas partagé par tous car si le vampirisme avait été avéré et reconnu par les instances religieuses et/ou étatiques, la crémation des corps aurait été autorisée.

Mythe ou réalité d’une époque, il est délicat d’attester en faveur ou contre l’existence des vampires dans notre histoire. En tout cas, les gens qui déterraient les corps y croyaient du comme fer… Et c’est bien là la véritable question à se poser: Pourquoi tant de gens étaient si convaincus ?

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