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Mythes & Légendes

Par Christophe L.

Aokigahara : La forêt la plus terrifiante du monde

Au pied du mont Fuji, un paysage mystérieux s’étend sur environ 30 kilomètres carrés. C’est la forêt d’Aokigahara, un lieu qui évoque à la fois la beauté naturelle et un sentiment d’étrangeté. Formée par les coulées de lave de l’éruption du mont Fuji en 864, cette forêt est caractérisée par un terrain accidenté, truffé de grottes et de racines entrelacées. Au-delà de son apparence, Aokigahara cache une histoire sombre, mêlée de légendes et de réalités tragiques.

Aokigahara est le deuxième lieu au monde derrière le Golden Gate à San Francisco USA qui recense le plus grand nombre de suicides. Ce triste fait lui a valu le surnom de la forêt des suicides comptant des centaines de décès par an. Les personnes qui souhaitent donner fin à leur vie empruntent les chemins sinueux de la forêt pour s’y perdre à jamais.

La forêt d’Aokigahara est tristement célèbre pour être un lieu de suicide. Les statistiques varient, mais il est estimé que jusqu’à 100 personnes par an pourraient y mettre fin à leurs jours. Ces chiffres sont imprécis en raison de la densité de la forêt, qui rend difficile la découverte des corps. Le gouvernement japonais a cessé de publier ces données récemment, dans l’espoir de réduire le phénomène. Cependant, il est indéniable que la forêt reste un des lieux les plus notoires pour les suicides au Japon.

La pratique du suicide au Japon possède une longue histoire culturelle, marquée par des traditions telles que le seppuku, un acte rituel de suicide chez les samouraïs. Ces traditions historiques continuent d’influencer la perception du suicide dans la société moderne japonaise. Par exemple, la crise financière mondiale de 2008 a entraîné une hausse significative du taux de suicide, révélant les pressions sociales et économiques auxquelles les Japonais sont confrontés.

Selon certaines estimations, entre 30 et 100 personnes se suicident chaque année dans cette forêt. Toutefois, les chiffres récents ne sont pas disponibles car le gouvernement japonais a cessé de publier ces données pour éviter de promouvoir le suicide. Dans les années 2000, le nombre de suicides a atteint un pic, avec 108 corps retrouvés en 2004.

Face à cette situation alarmante, le gouvernement japonais a pris des mesures pour prévenir les suicides dans la forêt d’Aokigahara. Parmi ces initiatives, l’installation de caméras de sécurité à l’entrée de la forêt et l’augmentation des patrouilles. Des panneaux portant des messages de prévention du suicide ont été placés le long des sentiers, rappelant aux visiteurs la valeur de leur vie et l’importance de leur famille.

La légende terrifiante d’Aokigahara

Selon le folklore local, « la forêt des suicides » est le refuge des âmes en colère Yurei en japonais, ces âmes sont devenues tellement puissantes au fur et à mesure des années que leur tristesse et leur colère imprègnent toute la faune et la flore d’une énergie maléfique. On ne sait ni pourquoi ni comment les esprits ont décidé de hanter les lieux mais leurs présences de plus en plus massive fait croitre un sentiment terrifiant.

Un yurei est crée lorsqu’une personne meurt dans un profond sentiment de colère, de vengeance, de mépris en gros dans une négativité totale. Ces âmes sont condamnées à errer entre les deux mondes. Ces esprits maléfiques imprègnent Aokigahara laissant une impression malsaine aux visiteurs de la forêt.

La forêt d’Aokigahara est entourée d’autres légendes, notamment celle de l’ubasute, une ancienne pratique où des personnes âgées étaient prétendument abandonnées pour mourir. Bien que cette pratique soit discutée par les historiens, elle a façonné le folklore autour de la forêt, contribuant à son aura mystérieuse et sombre.

Il est indiqué sur le site de la forêt d’Aokigahara que les gardiens ont des procédures spécifiques pour prévenir les actes de suicides ou lorsqu’ils découvrent un corps. Ensuite, en périphérie de la forêt, un petit local contenant un lit est prévu pour le corps mais un gardien doit être présent à ses cotés durant la nuit.

Les gardiens suivent la croyance populaire qui dit que si les cadavres sont sans surveillance cela entrainera la mise en action d’un yurei qui pourra hanter le bâtiment ou marcher vers la forêt. Ces âmes déchues sont prises très au sérieux et personne ne veut que de nouvelles âmes s’ajoutent au funeste nombre.

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