Le Chi (énergie interne en chinois): Comment le travailler

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Le Chi ou Qi est selon la spiritualité chinoise, le vecteur commun de l’énergie vitale qui relie les choses et les êtres entre eux. Certains, disent aussi qu’il se rapproche du principe du prana indien. Mais, dans cet article, j’ai envie de ne pas me laisser influencer par ce qui se dit aujourd’hui. Je préfère largement vous parler de ce qui m’a été enseigné quand je faisais des arts martiaux chinois (de 7 à 18 ans en gros).

Je ne dis pas que ce qui se dit aujourd’hui est faux, mais… on a quand même tendance à tout raccorder comme des plombiers du paranormal et de la spiritualité… Jésus est Horus, les fantômes vivent dans des mondes parallèles hors du temps, d’ailleurs le temps n’existe pas.. etc etc..

Ah, je ne dis pas que c’est des bêtises ! Je pense juste qu’à force de tout mélanger, on s’y perd et nous ne savons plus discerner le bon grain de l’ivraie. Tout s’entrechoque et malgré que les infos soient de plus en plus nombreuses, nous sommes de plus en plus paumés.

L’eau ressent les émotions, interagit selon les vibrations, est porteuse d’énergie, ok ! Mais avant tout, elle mouille ! Il faut quand même s’en rappeler. Vous aurez beau parler à votre pommeau de douche pour que l’eau ne sorte pas froide, si vous ne réglez pas le robinet, vous risquez d’être surpris (parole de sage chinois).

Revenons au Chi !

Le Chi dans les arts martiaux, est une sorte de qg énergétique. Il sert à frapper plus fort. En japonais, le chi se dit « ki » et lorsque qu’un coup veut être asséné avec puissance, le karatéka crie kiaï ! Le kiai étant la concentration de l’énergie dans un unique mouvement. Vous voyez, nous sommes loin de l’énergie qui nous relie tous là !

Le Chi ou Ki (c’est exactement la même chose), se situe à 3 centimètres sous le nombril et est principalement travaillé par la respiration.

Le ventre étant considéré comme le second cerveau, il est important de le respecter en le travaillant. A la différence des occidentaux qui ont une respiration haute, gonflants leurs poumons; les chinois eux, respirent par le ventre. La respiration haute telle que nous la pratiquons en Europe, n’est pas bonne énergétiquement.

Pour faire un parallèle simple, c’est comme en chanson, il y a les chanteurs de ventre et les chanteurs de gorge (Obispo=gorge, Pagny=ventre). Vous pouvez constater que le coffre n’est pas le même. C’est exactement pareil dans la respiration.

La respiration dans les arts martiaux a autant d’importance que la méditation, si ce n’est plus encore. Elle est la garante de la bonne circulation de l’énergie et surtout de la compréhension des concepts enseignés. Sans une bonne respiration, le tao sera raté. (le tao en kung fu est l’équivalent de ce qu’on appelle kata au karaté: une suite codifiée de mouvements dans les airs, pour simplifier).

En art martial traditionnel chinois comme le kung-fu, le taïchi, ou le dacheng chuan, le chi est travaillé par le biais de la respiration. Voici la méthode pour bien travailler son chi.

La technique de respiration pour travailler son chi

Assis en tailleur, inspirez profondément par le nez, langue collée aux racines de vos dents de devant, retenez la respiration, contractez votre anus, retenez encore… expirez par la bouche, les dents toujours collées aux dents de devant.

Vous l’aurez compris j’espère, travailler son chi, ne sert pas uniquement à avoir plus de punch mais à capitaliser son potentiel énergétique. C’est un travail spirituel en adéquation avec le respect de son corps : le souffle devient divin, la respiration devient sacrée. Est-ce paranormal ? Peut-être…. est-ce simplement naturel ? Mais dans ce monde qui tend à tout complexifier, potentiellement,  la respiration deviendra surnaturelle… C’est peut-être mieux ainsi ?

Le Chi (énergie interne en chinois): Comment le travailler
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10 Comments

    • On ne canalise pas le chi (on emmagasine pas), le chi est une énergie qui circule et qui se libère, un flux continu. C’est une question de prise de conscience de son corps. Il ne faut pas de volonté de faire mal, pas d’émotions négatives. Bruce Lee disait qu’il fallait faire le vide et se concentrer sur la zone de notre corps qui frappe (avec un kiaï) et non pas sur un point du physique de l’adversaire. Cela se passe entre soi et soi. Pour la petite histoire : 2 grands maitres japonais de Kendo s’affrontent pour désigner le meilleur combattant du Japon. L’un d’eux envoie de magnifiques techniques travaillées à l’entrainement, l’autre n’effectue aucune parade et ne fait qu’avancer vers la pluie de coups. Son adversaire continue à enchainer toute la panoplie de coups extrêmement difficiles à faire, et ce, avec une violence incroyable. Le vainqueur de ce combat a gagné à l’unanimité : celui qui ne donna aucun coup mais dont le Ki (chi) était si puissant qu’il a fait reculer son adversaire. On peut voir que dans ce combat, l’un se battait contre l’autre et l’autre se battait contre lui-même. J’espère avoir répondu à ta question.

    • « Pour obtenir l’illumination par l’Art Martial, acharne-toi à balayer tout ce qui pourrait affaiblir la lumière de la connaissance de la vérité, de la  » Vraie Vie » […] » Bruce Lee.

      Dès lors où tu veux utiliser le chi pour la baston, c’est perdu. Connais toi toi-même, demande toi pourquoi est-ce si important pour toi d’apprendre à utiliser le chi. Si c’est pour être plus fort que les autres, tu pourras mais comme un verre déjà rempli, tu y ajoutera seulement quelques gouttes. Vide ton verre. ^^

      Je ne suis pas maitre de kung-fu, mais dans la tradition c’est comme ça que ça se voit.

      Mais puisque tu m’as l’air d’être un passionné des sports de combat, si tu veux tout simplement avoir plus de force à l’impact, fais du sac (sac de frappe), fais le en priorité et laisse un peu de coté le travail sur la vitesse. Tu fais ça pendant 6 mois intensif. Ensuite tu feras du 50/50 vitesse et puissance. Travaille la position de tes jambes, de tes pieds, ne frappe jamais avec le talon décollé. Ne ferme le poing que lorsqu’il atteint la cible. Par ailleurs, ce n’est pas le bras qui lance le mouvement mais l’épaule. Voila ce que je peux te dire concrètement. Pour le Chi, c’est trop personnel, cela a à voir avec toi même. Voila. Mais la méditation pourra t’aider. Médite pendant 30 minutes tous les jours, yeux fermés, assis en tailleur. Tu verras, ça aide beaucoup pour la connaissance de soi si tu as la patience de tenir.

      Pour finir il existe une petite histoire d’une transmission d’un maitre à son élève. Lorsqu’il allait mourir, le maitre invita son élève principal à le rejoindre. Il lui dit je vais te donner les 3 secrets car c’est toi qui deviendra le maitre ici. Le premier la patience, le deuxième la patience, le troisième, la patience.

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